Réconciliation

Dieu notre Père nous donne son pardon pour que nous pardonnions à notre tour. Par sa mort sur la croix, Jésus est vainqueur de la mort et du péché. « Au nom du Christ, nous vous en supplions, laissez-vous réconcilier avec Dieu. »
(2 Co 5, 20)

Faut-il se confesser ?

 Certes le mot de confession a pris un goût de vieux et c’est une provocation de l’utiliser. Ce que j’ai d’abord à confesser, c’est ma foi en l’amour de Dieu et au pardon qu’il donne si je le lui demande.

Il y a des confessions de nécessité : j’ai fait une faute qui a lésé ou blessé quelqu’un (fut-ce moi-même), qui a atteint ma vie morale ou spirituelle, qui pourrait m’exclure de la fraternité des hommes et de la communion de l’Église. J’ai fait une faute qui demande, autant que possible réparation, autant que possible réconciliation et changement dans ma vie : comment pourrai-je en être seul juge ?

Comment pourrais-je demander un pardon sans avoir confessé ma faute, sans avoir exprimé à voix haute mon repentir et sans avoir demandé à reprendre ma place dans la communion dans l’Église. Le prêtre seul peut accueillir ces confessions et donner l’absolution.

Ces fautes-là existent-elles dans nos vies ? J’espère que non. Mais ne sommes-nous pas souvent à la limite du grave et du moins grave, du « je suis responsable » et du « je ne sais pas ce que j‘aurais dû faire ! » Les confesseurs entendent souvent des personnes qui, dans des situations de conflit, s’interrogent, avec loyauté et finesse, sur la part qu’elles ont pu prendre au mal qui se fait. Elles viennent déposer devant le Seigneur et son Église ces questions auxquelles elles ne peuvent pas répondre seules.

Il y a aussi des confessions pour circonstances ordinaires. Nous avons besoin, régulièrement, de faire le point sur notre vie morale, sociale et spirituelle. Certes, ces fautes dites vénielles sont absoutes au cours de la messe. Pourtant, il ne peut être que bénéfique de prendre la liberté de les dire et de demander la grâce du pardon ainsi que celle du progrès spirituel.

Père Guy Rondepierre